Nouakchott,  06/08/2019
Les travaux d’un atelier national de restitution et de validation des données d’inventaire des pesticides obsolètes et de choix des sites prioritaire pour la sécurisation des stocks ont débuté mardi à Nouakchott.

Cette rencontre est organisée par le ministère du développement rural en collaboration avec le Comité inter-états de lutte contre la désertification au Sahel (CILSS) et l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) avec l’appui du Fonds Mondial de l’Environnement.

Dans un mot prononcé pour la circonstance, le secrétaire général du ministère du développement rural, M. Ahmedou Ould Bouh, a indiqué que son département œuvre pour prendre les dispositions nécessaires en vue d’améliorer les techniques agricoles et les moyens de protection des végétaux contre les prédateurs qui constituent les principaux handicaps devant la production agricole, ce qui exige, a-t-il dit, l’utilisation de quantités de différents produits et de pesticides pour accroitre la production et garantir la qualité du produit tout en préservant l’environnement.

Il a précisé que pour parvenir à cet objectif, il est nécessaire de suivre les techniques agricoles modernes et durables basées sur la vulgarisation et la rationalisation de l’utilisation des pesticides, des engrais et l’innovation de nouveaux types de cultures résistant à la sécheresse et aux prédateurs, précisant que notre pays était le premier à adopter et appliquer un système de gestion des stocks de pesticides dès sa mise en place par la FAO.

Pour sa part, le directeur général de l’institut du Sahel, Dr Mohamed AbdallahiBabah a indiqué que l’utilisation des pesticides s’est accrue de jour en jour dans l’objectif d’augmenter la production agricole et forestière et aussi d’assurer la santé publique dans les pays de la région.
Il a ajouté que l’entassement de stocks de pesticides obsolètes du fait de la faiblesse et de l’inadaptation des infrastructures de stockage et de l’absence d’une infrastructure appropriée pour la destruction de ces stocks constitue une grande menace sur la santé des populations et la sécurité alimentaire dans la région du Sahel.

Le directeur général de l’institut du Sahel a souligné que le CILSS a adressé une demande au fonds de l’environnement mondial et la FAO pour obtenir un appui financier et technique pour le financement et l’exécution d’un projet visant à se débarrasser des pesticides obsolètes.

La représentante de la FAO en Mauritanie, Mme Irina Kouplevatskaya-Buttoud, a, elle, indiqué que le projet régional visant à se débarrasser des pesticides obsolètes dans la région a été lancé en 2010 par les pays membres du CILSS, sur financement de ces pays et de certains de leurs partenaires au développement.

Elle a ajouté que ce projet concrétise la volonté de la FAO, des organisations régionales et des pays concernés de mettre en place une équipe d’intervention régionale intégrée pour la gestion des pesticides et des prédateurs au Sahel et en Afrique de l’Ouest.

La représentante de la FAO a indiqué que , se basant sur les compétences nationales et régionales, son organisation a fait un inventaire des pesticides obsolètes dans neuf pays de la région dont la Mauritanie où cet inventaire a eu lieu entre le 14 et le 24 novembre 2017 au niveau de 11 wilayas, précisant à ce sujet que les données ont été analysées, traitées et remises officiellement aux autorités compétentes.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence des secrétaires généraux des ministères de l’environnement et du développement durable et du pétrole, de l’énergie et des mines.
Dernière modification : 06/08/2019 16:59:06